Les hôpitaux Bichat et Beaujon manifestent contre leur fusion-disparition
Les collectifs de défense des hôpitaux Bichat (75) et Beaujon (92) ont dénoncé ce 24 juin 2021 le projet de grand hôpital Paris Nord qui fermerait de 300 à 400 lits et supprimerait de 600 à 1000 postes.
Publié le 25 juin 2021
Plus de 500 personnes se sont rassemblées devant le ministère de la Santé ce jeudi. Les comités de défense des hôpitaux Beaujon (Hauts-de-Seine) et Bichat (Paris) avec des syndicats (CGT et FO) disent non à la fermeture de leurs établissements et à leur regroupement dans le futur Grand Hôpital Paris Nord.
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« Nous nous opposons à la fusion de nos deux établissements dans un établissement unique qui verrait le jour à Saint-Ouen. Une mégastructure qui supprimerait au passage près de 400 lits, ce qui correspond à quelque 1000 postes d’hospitaliers (soignants, personnels administratifs et ouvriers et techniques) » explique Paul Bénard secrétaire général du syndicat CGT de l’hôpital de Beaujon (Clichy, Hauts-de-Seine).
Mobilisés depuis plusieurs mois, les comités de défense de l’hôpital de Beaujon, puis celui de Bichat (Paris) n’en sont pas à leur coup d’essai pour sensibiliser contre le projet d’un hôpital pharaonique à Saint-Ouen, lequel aura pour effet de supprimer deux hôpitaux de proximité tout en réduisant l’offre de soins.
Un premier rassemblement s’est tenu devant l’hôpital Beaujon le 11 février 2021, un autre à l’hôpital Bichat le 1er avril 2021. Des collectifs de défense alliant citoyens, syndicats des hôpitaux et usagers ont commencé à faire des vagues. A Clichy, une campagne d’affichage a été lancée, ainsi qu’une pétition qui a recueilli 4000 signatures parmi lesquels 600 salariés de l’hôpital.
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Cette démesure, avec un coût évalué à 1,3 milliard d’euros, ne choque pas que les personnels et usagers de l’ensemble Bichat-Beaujon, mais aussi ceux qui auraient pu être considérés comme les bénéficiaires, à savoir les habitants de Saint-Ouen. Le 29 mai 2021, le collectif « Pas ça, pas là, pas comme ça ! » organisait une initiative sur le site du futur hôpital avec 305 personnes allongées sur le sol. 305 étant, selon leurs calculs, le nombre de lits supprimés, il s’agissait ainsi de visualiser les dégâts sanitaires produits.
À cette occasion, le député LFI de Seine-Saint-Denis Éric Coquerel devait lui aussi qualifier le projet d’« inutile et nuisible » tant du point de vue social qu’environnemental. En outre, l’impact de cette énorme infrastructure sur la circulation d’une ville déjà bien saturée avec ses célèbres puces suscite aussi des critiques véhémentes.
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