Ode à Rosa Luxemburg
Seule en scène, Soizic Gourvil incarne avec brio « Rosa Liberté », un poème dramatique, signé Filip Forgeau. Le texte, savamment rythmé, porté avec force, salue le combat d’une femme hors du commun.
Publié le 18 mars 2016, modifié le 7 août 2026
Seule en scène, Soizic Gourvil incarne avec brio « Rosa Liberté », un poème dramatique, signé Filip Forgeau. Le texte, savamment rythmé, porté avec force, salue le combat d’une femme hors du commun.
Lorsqu’on pénètre dans la salle enfumée, on craint les quintes de toux, mais dès que Rosa Luxemburg surgit dans le brouillard comme un fantôme, on l’écoute en silence. À la veille d’être assassinée par un soldat et jetée à l’eau un 15 janvier 1919, elle nous conte sa vie et ses batailles.
« Je suis vieille et ils me jettent à terre. Ils me traînent sur le sol. La peau écorchée. Les soldats rient. L’un d’entre eux brandit l’une de mes chaussures en riant. Ils jettent mon corps dans le canal. Je coule. Ils disent “Voilà la vieille salope qui nage maintenant”. Comme une pierre au fond de l’eau. » Le texte de Filip Forgeau – un long poème à la gloire de la révolutionnaire – est magistralement porté par Soizic Gourvil, qui incarne une Rosa contemporaine, en jean et sweat à capuche.
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