Cet appel « à se mobiliser massivement » est lancé à « l’ensemble du personnel de l’entreprise » par les deux premières organisations représentatives de la RATP — l’Unsa et la CGT —, avec les syndicats SAT, Solidaires et SUD de la régie.
Mi-novembre, compte tenu de la crise sanitaire et du reconfinement, ces syndicats avaient décidé de reporter sine die un premier appel à faire grève le 19 novembre, qu’ils avaient lancé en octobre.
Désormais, la situation sanitaire « tend à légèrement s’assouplir », notent ces organisations dans leur communiqué.
Ces cinq syndicats s’inquiètent des conditions de transfert des agents RATP chez des opérateurs privés, quand les réseaux de la régie seront ouverts à la concurrence. Le réseau autobus sera le premier concerné, à partir du 1er janvier 2025.
Ils critiquent le contenu du Cadre social territorialisé (CST) préparé par le gouvernement pour cette ouverture à la concurrence. Dans leur premier appel à la grève, en octobre, les cinq syndicats voyaient dans ce CST un texte de « reculs sociaux », en matière notamment de « conditions de travail, de rémunération, de congés annuels, de repos, d’augmentation du temps de travail, de liquidation à terme du statut du personnel RATP ».