NVO.fr a rencontré l’historien Jean Vigreux, spécialiste du mouvement ouvrier, du Front populaire, des gauches européennes et de la Résistance, à l’occasion de la sortie de Nous voulions vivre mais pas à n’importe quel prix, une publication qu’il a annotée et dont il a écrit la postface.
C’est que ce livre, paru chez Flammarion, est un ouvrage à part : il s’agit de la retranscription des vingt heures de confidences faites par le syndicaliste et résistant Henri Krasucki à la Fondation pour la mémoire de la déportation, en 1998.
Dans un style dont l’oralité et la spontanéité ont été préservées, l’ancien secrétaire général de la CGT, né à Wolomin, dans la banlieue de Varsovie, raconte son enfance dans le quartier parisien de Belleville, son entrée dans la Résistance, son arrestation puis sa déportation. Un témoignage bouleversant en ces temps troublés.