Il est 12h30 lorsque les syndicats ayant répondu présent à la manifestation des retraités du 14 octobre s’emparent du micro place de la Bastille à Paris, à deux pas du siège de l’Agirc-Arrco, l’organisme versant les retraites complémentaires des anciens salariés du privé. Sont mobilisés l’UCR-CGT, la FSU, Solidaires, l’UNSA retraité·es, la FGR-FP, la LSR, Ensemble et Solidaires. Il faut dire qu’il s’agit de s’unir.
Tandis que le discours du ministre de l’Économie, Roland Lescure, prononcé la veille sur franceinfo appelle les retraités à « contribuer à l’effort national », et que l’heure – selon le gouvernement – est à la sous-indexation ou la désindexation au-delà des pensions jaugées à 1260 euros, ces derniers entendent réaffirmer la légitimité de leurs revendications : soit la revalorisation de leurs pensions. Le tout, dans un contexte social galvanisé par la mobilisation des lycéens, des étudiants et des travailleurs depuis plusieurs semaines.
Deux heures plus tard, la sentence du Conseil d’administration de l’Agirrc-Arco tombe : les retraites ne seront revalorisées que d’1,4%, au lieu des 1,9% demandés par la CGT et le CFG-CGC. Les retraités sont dépités, certes, mais la lutte continue : ils ont déjà l’esprit à la manifestation du 17 octobre et à la grève intersyndicale du 5 novembre.