La galère des migrants

Après avoir lutté pendant des années contre la jungle de Calais, ses populations migrantes et les personnels et associations humanitaires souvent seuls, l’État en a décidé la fermeture. Les populations seront réparties dans les régions et leur « accueil » est déjà préparé par des actes et déclarations xénophobes. Alors que la France n’accueille qu’un nombre ridicule des migrants liés aux conflits du Proche ou Moyen-Orient, la jungle de Calais a continué de prospérer pendant des années depuis la fermeture, par Nicolas Sarkozy, de Sangatte. La décision de François Hollande de répartir les personnes de la jungle sur tout le territoire a été à l’origine de manifestations racistes et xénophobes pour dénoncer l’accueil des migrants. La CGT, ses syndiqués, ses élus du personnel ont immédiatement fait savoir quelles structures pouvaient être utilisées pour l’hébergement de ces populations. Des référendums ont été prévus pour ensuite être annulés, pour savoir si telle ou telle ville pouvait accueillir ces « personnes ». Enfin des mobilisations avec slogans haineux jusqu’à des atteintes violentes contre certaines structures ont eu lieu, comme contre un centre de vacances de comité d’entreprise des personnels de l’industrie gazière et électrique à Saint-Brévin (Loire-Atlantique), ou en Isère. Le fond de l’air est décidément bien mauvais quand reviennent en force les tristes manœuvres à l'encontre des boucs émissaires. La CGT s’engage et entend prendre toute sa part dans la lutte contre les idées d’extrême droite.

Par Rédaction NVO
Par Rédaction NVO
Publié le 10 octobre 2016
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Après avoir lutté pendant des années contre la jungle de Calais, ses populations migrantes et les personnels et associations humanitaires souvent seuls, l’État en a décidé la fermeture. Les populations seront réparties dans les régions et leur « accueil » est déjà préparé par des actes et déclarations xénophobes. Alors que la France n’accueille qu’un nombre ridicule des migrants liés aux conflits du Proche ou Moyen-Orient, la jungle de Calais a continué de prospérer pendant des années depuis la fermeture, par Nicolas Sarkozy, de Sangatte. La décision de François Hollande de répartir les personnes de la jungle sur tout le territoire a été à l’origine de manifestations racistes et xénophobes pour dénoncer l’accueil des migrants. La CGT, ses syndiqués, ses élus du personnel ont immédiatement fait savoir quelles structures pouvaient être utilisées pour l’hébergement de ces populations. Des référendums ont été prévus pour ensuite être annulés, pour savoir si telle ou telle ville pouvait accueillir ces « personnes ». Enfin des mobilisations avec slogans haineux jusqu’à des atteintes violentes contre certaines structures ont eu lieu, comme contre un centre de vacances de comité d’entreprise des personnels de l’industrie gazière et électrique à Saint-Brévin (Loire-Atlantique), ou en Isère. Le fond de l’air est décidément bien mauvais quand reviennent en force les tristes manœuvres à l’encontre des boucs émissaires. La CGT s’engage et entend prendre toute sa part dans la lutte contre les idées d’extrême droite.

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