EDF annonce la fin de Cordemais, les salariés s’en remettent à l’État
Alors que la direction EDF a annoncé vouloir fermer la centrale électrique de Cordemais en 2027, après neuf ans de recherche sur un projet de reconversion du site, salariés et syndicats s’en remettent à l’avis de l’État, unique actionnaire.
Publié le 30 septembre 2024, modifié le 9 juin 2026
Alors que la direction EDF a annoncé vouloir fermer la centrale électrique de Cordemais en 2027, après neuf ans de recherche sur un projet de reconversion du site, les salariés et les syndicats s’en remettent à l’avis de l’État, unique actionnaire.
Lundi 24 septembre, le groupe EDF a annoncé envisager « ne pas poursuivre le projet de reconversion à la biomasse de la centrale thermique de Cordemais en Loire-Atlantique » car « les conditions technico-économiques de réalisation » ne seraient pas réunies. Les 340 salariés EDF travaillent pourtant d’arrache-pied depuis près de neuf ans sur ce concept de production d’électricité à partir de granulés de bois (pellets). Un procédé qui a prouvé qu’il fonctionnait. EDF prévoit pourtant l’arrêt de la centrale en 2027 et étudie l’idée de convertir le site, à compter de 2029, en une usine de préfabrication de tuyaux pour les réacteurs nucléaires, EPR2, destinés à sa filiale Framatome. Une usine qui pourrait employer à terme 200 personnes. En attendant, EDF se veut rassurant et entend accompagner l’ensemble de ses salariés. L’État, unique actionnaire du groupe, n’a pas encore communiqué sur le sujet, mais depuis cette annonce, les réactions politiques sont nombreuses.
Les syndicats réclament que, comme il s’y était engagé, « le PDG, Luc Rémont, vienne à Cordemais s’expliquer devant les salariés »
Les salariés de la centrale, réunis en assemblée générale par l’intersyndicale CGT-CFE-CGC-FO, ont déposé un préavis de grève jeudi 26 septembre, effectif jusqu’à « la fin de l’hiver électrique ». Cette semaine, des opérations de filtrages ont eu lieu, des pellets ont été déposés dans le bâtiment de la direction, mais il a été décidé, « pour rester maître de notre outil de travail, de finir les essais de requalification sur les émissions atmosphériques, sans lesquels la Dreal [direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement, NDLR] nous interdirait de fonctionner », détaille Fabien Deschamps. Les syndicats réclament que, comme il s’y était engagé, « le PDG, Luc Rémont, vienne à Cordemais s’expliquer devant les salariés ».
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