La solidarité contre la haine
« La lutte contre l’islamophobie comme de toute forme de racisme, d’antisémitisme et de xénophobie est un combat de toute la CGT ! », rappelle la confédération dans un communiqué un communiqué. Et de commenter, fidèle à son engagement contre tous les racismes, pour l’égalité des droits et pour la solidarité : « Le monde du travail et les travailleurs/travailleuses n’ont rien à gagner dans les divisions, les oppositions ou le rejet de l’autre, que ce soit des travailleurs ou des citoyens entre eux, en fonction de son origine, de ses croyances, de son genre, de sa sexualité, etc. Ce fractionnement est au contraire recherché par les défenseurs du capital qui trouvent, par ce biais, un moyen de détourner les travailleurs et travailleuses des enjeux revendicatifs en attisant les haines ou les racismes. »Chasse aux voix
De fait, comment lire autrement le retour permanent du sujet de l’immigration dans le débat public par la voix du président et de ses ministres ? Ce fut le cas lors de son « débat » organisé face aux Gilets jaunes à la veille des élections européennes, alors que la question sociale s’y était enfin substituée. Ce fut le cas de nouveau en ce mois d’octobre où, le président, promoteur d’une « société de vigilance », a imposé un débat sur ce thème u parlement. Comme par hasard au moment où le colère sociale s’exprime massivement contre la remise en cause radicale de notre modèle social et tandis que les sondages le donnent au coude à coude avec l’extrême droite pour les prochaines élections. « Le choix politique du président de la République et de son gouvernement est de chasser sur les terres idéologiques de l’extrême droite française, tel le projet d’instaurer des “quotas d’immigration” – véritable tri sélectif des migrants – et de mettre en place une durée de trois mois de carence pour l’accès des migrants aux soins, via la protection universelle maladie (Puma)… Autant de mesures qui témoignent, s’il en était besoin, combien la recherche d’un élargissement de son électorat l’emporte sur les valeurs républicaines de fraternité, de liberté et d’humanisme.», analyse la CGT.Dire « stop à l’islamophobie »
C’est dans ce contexte qu’une cinquantaine de personnalités, responsables politiques, syndicaux, intellectuels… ont publié le premier novembre la tribune parue dans Libération « Le 10 novembre, à Paris, nous dirons STOP à l’islamophobie ! » appelant à réagir contre l’islamophobie, notamment en se joignant à une marche ce dimanche 10 novembre.
Une tribune dont est signataire Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT. Les signataires rappellent que « l’islamophobie en France est une réalité. Quel que soit le nom qu’on lui donne, il ne s’agit plus ici de débats d’idées ou de critique des religions mais d’une forme de racisme explicite qui vise des personnes en raison de leur foi. Il faut aujourd’hui s’unir et se donner les moyens de la combattre, afin que plus jamais, les musulmanes et les musulmans ne puissent faire l’objet de tels traitements. » « Comme toujours, fidèle au respect de ses engagements, la CGT participera à cette initiative » et « appelle ses militants et ses organisations en région à participer au rassemblement parisien à 13 h 00 devant la gare du Nord. »