La CGT Commerce annonce un premier décès dans le secteur, fustige l'inaction du gouvernement
La fédération CGT du commerce et des services a annoncé dimanche dans un communiqué un premier décès dû au Covid-19 dans ce secteur, déplorant que "le profit passe avant la vie" et s'en prenant à l'inaction du gouvernement. "Malgré nos nombreuses alertes sur la situation dramatique que vivent les salariés du commerce et des services, auxquelles gouvernement et patronat restent totalement sourds et muets, nous déplorons aujourd'hui le premier décès d'un salarié dans nos secteurs", écrit le syndicat. Il s'agit d'un élu CGT de 45 ans, responsable de la sécurité au centre commercial O'Parinor, à Aulnay-sous-Bois dans la région parisienne, précise la CGT Commerce et services. "Aujourd'hui, nous comptabilisons de plus en plus de salariés de nos secteurs qui sont contaminés par ce virus" , poursuit le syndicat, pour qui "agiter la prime de 1.000 euros pour encourager les salariés à travailler, qui plus est dans des conditions dangereuses, relève du mépris le plus total pour la vie humaine" . "Madame Pénicaud, combien de salariés devront mourir pour que vous imposiez de réelles mesures pour protéger les salariés, les protéger du virus mais aussi et surtout de l'irresponsabilité criminelle du patronat ?" , s'insurge encore le syndicat à l'adresse de la ministre du Travail, Muriel Pénicaud. La CGT Commerce et services "exige que toutes les mesures de protection soient mises en place immédiatement pour les salariés qui n'ont d'autre choix que de travailler", et appelle "tous les salariés contraints de travailler à exercer leur droit de retrait dès lors qu'ils craignent pour leur santé". Le ministre de l’Économie et des Finances, Bruno Le Maire, avait appelé vendredi les entreprises à verser une prime défiscalisée de 1.000 euros à leurs salariés, en particulier ceux contraints de venir travailler. Le groupe de distribution Auchan a annoncé dimanche le versement de cette prime à 65.000 salariés français.
Dossier
Le mouvement des lycéens, l’autre lutte des classes
Le mouvement est né d’une protestation locale, le cri du cœur d’une équipe pédagogique et d’élèves du lycée Saint-Exupéry de Créteil, harassés par le manque de moyens et la pénurie de professeurs. Il s’est ensuite étendu à la Seine-Saint-Denis puis à tout le pays. Focus sur un mouvement qui bouscule le jeu politique et l’actualité.
Dossier / 5 articles
Nos articles les plus lus
Articles recommandés pour vous