La quatrième contre-réforme de l’assurance-chômage depuis 2017
Jeudi soir, syndicats et patronat ont abouti à un accord sur l’assurance-chômage visant à réaliser 2,4 milliards d’euros d’économies sur quatre ans. Au menu, plusieurs mesures régressives, parmi lesquelles une mensualisation de l’allocation qui fait perdre des jours d’indemnisation.
Publié le 15 novembre 2024
Jeudi soir, syndicats et patronat ont abouti à un accord sur l’assurance-chômage visant à réaliser 2,4 milliards d’euros d’économies sur quatre ans. Au menu, plusieurs mesures régressives, parmi lesquelles une mensualisation de l’allocation qui fait perdre des jours d’indemnisation.
En parallèle des débats parlementaires animés sur le projet de loi de finances, les organisations syndicales et patronales se sont rencontrées pour négocier sur l’emploi des seniors et l’assurance-chômage, les règles pour cette dernière ayant expiré le 31 octobre dernier. Les discussions achevées le 14 novembre ont abouti à un projet d’accord visant 2,4 milliards d’euros d’économies sur quatre ans. Ce qui réjouira le gouvernement, puisque la ministre du Travail, Astrid Panosyan-Bouvet, leur avait demandé de générer annuellement 400 millions d’économies supplémentaires. « C’est moins que les 5 milliards exigés précédemment par l’ancien premier ministre Gabriel Attal, mais c’est encore trop », commente Denis Gravouil, en charge des négociations pour la CGT. C’est le quatrième accord depuis 2017 se traduisant par un recul des droits des chômeurs.
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