Syndicalisme : petite révolution chez Amazon en Alabama
C’est une première aux États-Unis. Depuis le 8 février dernier, les salariés d’un entrepôt d’Amazon se prononcent en effet pour savoir s’ils veulent la création d’un syndicat sur leur site. Au grand dam de l’enseigne de distribution.
Publié le 18 février 2021
C’est une première aux États-Unis. Depuis le 8 février dernier, les salariés d’un entrepôt d’Amazon se prononcent en effet pour savoir s’ils veulent la création d’un syndicat sur leur site. Au grand dam de l’enseigne de distribution.
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Peu connu pour son engagement social, c’est l’un des 28 États américains où sont appliquées les mal nommées lois de « droit au travail », lesquelles encouragent en gros à la non syndicalisation des salariés et, in fine, à des salaires négociés à la baisse avec une protection elle aussi limitée, l’Alabama est en train de vivre une petite révolution.
C’est que, depuis lundi 8 février, les quelque 5 800 employés de l’entrepôt d’Amazon situé à Bessemer, dans la banlieue de Birmingham, métropole la plus importante de l’État, peuvent voter et se prononcer en faveur de leur rattachement à un syndicat. Une première pour les employés américains de ce groupe qui vient un peu contredire les propos de la porte-parole de la plate-forme de distribution assurant encore récemment que « nos employés choisissent de travailler pour nous parce que nous offrons les meilleurs jobs, la meilleure paie et les meilleurs avantages disponibles ».
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