Fermetures de sites et réaffectations, Saint-Louis sucre les emplois
Les salariés de la sucrerie Saint-Louis d’Eppeville, dans la Somme, étaient mobilisés ce matin pour dénoncer la réorganisation de l’entreprise qui prévoit des fermetures de sites et des réaffectations
Publié le 20 mars 2019
Des centaines de personnes ont manifesté mercredi devant la sucrerie Saint-Louis d’Eppeville (Somme), filiale du groupe allemand Südzucker, contre sa fermeture prévue en 2020.
« Südzucker fabrique des chômeurs », « Südzucker, vendez-nous », « SLS menteur », « battons-nous ! », pouvait-on lire sur les banderoles accrochées sur les différents bâtiments de l’usine installée de part et d’autre d’une départementale qui traverse le village de 1 800 habitants. « Tout le monde est en grève, l’usine en stand-by, pour la première fois depuis l’annonce de Südzucker » indique Régis Grost, délégué CGT du site, craignant une « catastrophe sociale et économique » en cas de fermeture, qui aurait des « effets néfastes sur la vie de nos communes ».
Ils étaient nombreux, venus de toute la France, pour défendre les emplois et le potentiel industriel sucrier. Des salariés du site marseillais de Saint-Louis et du concurrent Tereos étaient également présents au sein du cortège, qui a ensuite défilé jusqu’à Ham.
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