En Loire-Atlantique, ils se mobilisent contre l’extraction de sable et le maraîchage industriel
Samedi 28 septembre, une mobilisation contre un projet d’agrandissement d’une carrière de sable GSM Granulat et l’extension du maraîchage industriel, a rassemblé un demi-millier de personnes dans le sud de Nantes. Des actions symboliques ont eu lieu contre l’exploitation massive des ressources naturelles.
Publié le 4 octobre 2024, modifié le 12 juin 2026
Samedi 28 septembre, une mobilisation contre un projet d’agrandissement d’une carrière de sable GSM Granulat et l’extension du maraîchage industriel, a rassemblé un demi-millier de personnes dans le sud de Nantes. Des actions symboliques ont eu lieu contre l’exploitation massive des ressources naturelles.
Cinquante milliards de tonnes de sable sont extraites dans le monde chaque année, l’équivalent de 18 kg par habitant et par jour, soit neuf fois plus que la production de pétrole, selon le programme des Nations unies pour l’environnement qui alerte sur sa surexploitation. Si cette ressource épuisable et de plus en plus rare est si convoitée, c’est qu’elle est peu chère et surtout très utile à la construction, aux cosmétiques, aux peintures, aux nouvelles technologies ainsi qu’au maraîchage industriel. De sources officielles, la France en consommerait environ 353 millions de tonnes par an.
Au nom de la croissance économique et démographique, beaucoup d’élus et d’entreprises défendent fermement l’exploitation du sable, tandis que de plus en plus, les agences environnementales et les militants écologistes tirent la sonnette d’alarme. Car son extraction et son utilisation provoquent de nombreux dégâts sur l’environnement et la biodiversité. Extrait des carrières, des plages, des rivières ou des fonds marins, le commerce de sable entraîne pollution et assèchement des nappes phréatiques, destruction des espaces naturels, émissions de gaz à effet de serre, trafic routier, artificialisation des sols, etc.
« Des productions qui répondent à nos besoins et non pas aux besoins des actionnaires » Ronan Lherbier, délégué syndical CGT
Comme les Scientifiques en rébellion et les paysans, l’union locale de la CGT Sud Loire, présente en avril dernier au chevet des travailleurs saisonniers du muguet exploité, a répondu à cet appel. « Nous sommes contre ceux qui exploitent les ressources et les travailleurs [mais] aux côtés de celles et ceux qui veulent une transformation radicale de nos sociétés et des productions qui répondent à nos besoins et non pas aux besoins des actionnaires », a clamé Ronan Lherbier, délégué syndical CGT. Idem pour les paysans qui s’insurgent contre ces hectares de terres nourricières laissées à nues par les carriers et transformées en mers de plastiques par « une monoculture destinée à l’export ». Tous dénoncent « un non-sens écologique » et revendiquent un modèle plus sobre. C’est le cas de Guillaume Planche, paysan, qui dit vouloir « nourrir les habitants avec les capacités du territoire. Pour cela nous avons besoin de polycultures et d’élevage ».
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