EDF: les confédérations syndicales pressent Macron de renoncer au projet "Hercule"
Front commun des quatre principales confédérations syndicales contre la « désintégration » d’EDF : la CFDT, la CGT, FO et la CFE-CGC ont appelé mardi le président Emmanuel Macron à renoncer au très contesté projet « Hercule » de scission de l’énergéticien en trois entités. « Face à un projet Hercule conçu sur des fondamentaux strictement financiers et conduisant de fait à la désintégration de leur entreprise, les salariés du groupe EDF n’ont pas hésité à se mobiliser massivement en affichant leur opposition », ont rappelé les quatre confédérations dans un communiqué commun. Ce projet prévoit de scinder EDF en trois entités : une entreprise publique (EDF bleu) pour les centrales nucléaires, une autre (vert) cotée en Bourse pour la distribution d’électricité et les énergies renouvelables et une troisième (azur) qui coifferait les barrages hydroélectriques dont les concessions seraient remises en concurrence sous la pression de Bruxelles. Les salariés d’EDF se sont déjà mobilisés contre « Hercule » les 26 novembre, 10 et 17 décembre, trois journées lors desquelles près d’un agent sur trois était en grève. Une nouvelle journée de mobilisation est prévue le 19 janvier. « Les confédérations syndicales demandent donc au président de la République d’entendre et de mesurer cette très forte mobilisation sociale en renonçant au projet Hercule », écrivent les quatre confédérations. Elles demandent en outre « l’ouverture d’un véritable dialogue avec les salariés » et « l’organisation d’un véritable débat public sur l’avenir d’EDF et ses moyens d’investissement au service de la Nation ». En décembre, la cheffe des députés PS Valérie Rabault avait annoncé son intention de déposer une proposition de référendum d’initiative partagée (RIP) contre le « démantèlement » d’EDF via le projet « Hercule ».
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Le 29 septembre dans la rue, c’était ça !
Ce mardi 29 septembre, l’intersyndicale, emmenée notamment par la CGT, a mobilisé la fonction publique et au-delà. Il s’agissait de se battre pour les salaires, contre le gel du point d’indice, mais aussi pour que ces agents au service du bien commun puissent à nouveau exercer leurs missions dans la dignité.
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