Éducation populaire, loisirs : comment le Front populaire a ouvert en grand les grilles de l'école
Autour de Léo Lagrange, le monde associatif et syndical fourmille d’initiatives. La CGT réunifiée soutient la création des centres de culture ouvrière (CCO), qui -expérimentent de nouvelles pédagogies collectives, tandis que les centres confédéraux d’éducation ouvrière (CCEO) (qui deviendront « la formation syndicale CGT » en 1999) forment les militants aux questions économiques, civiques et culturelles. C’est aussi l’époque des cours radiophoniques ou encore des Centres d’entraînement aux méthodes d’éducation active (Céméa), créés en 1937, qui posent les bases de la formation des animateurs de -colonies (les ancêtres du futur Bafa). Le tout dans une atmosphère de fête et de croyance dans les vertus de l’éducation et de la culture, rappelle Marion -Fontaine : « Même si cela touche surtout les plus politisés, des hommes, des citadins, le bouleversement symbolique est immense : pour la première fois, les ouvriers ont un droit égal aux loisirs par rapport aux élites. » Laurent Besse abonde : « Le Front populaire pose les bases de ce que sera l’organisation des loisirs dans l’après-guerre. Politiquement, c’est une préoccupation partagée par la gauche, au-delà des tensions, et cela lui donne un avantage sur une droite qui n’a pas de doctrine du sport et de l’éducation populaire. »
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Lycéens, syndicats, salariés… L’automne des luttes sociales !
On sentait le ciel lourd, le climat social électrique. La tempête a éclaté là où on ne l’attendait pas forcément : à partir de septembre, les lycéens ont bloqué leurs établissements et pris la rue, réclamant des profs, et des conditions d’études viables. Vrai coup d’envoi de la rentrée sociale, la colère a depuis évolué … <a href="https://nvo.fr/lecole-pour-tous-une-ambition-citoyenne/">Continued</a>
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