Seita, une SCOP pour sauver 180 emplois
À Riom dans le Puy-de-Dôme, les salariés et le syndicat CGT de la dernière usine de production de cigarettes se mobilisent contre la fermeture du site avec un projet de reprise en SCOP.
Publié le 5 juillet 2017, modifié le 14 mai 2026
C’est derrière les fenêtres maculées de peinture du siège parisien d’Imperial Brands que se sont tenues mardi 4 juillet les dernières réunions sur le plan de sauvegarde de l’emploi en cours dans les usines SEITA de Riom et Fleury-les-Aubrais. À Riom où 239 emplois sont appelés à disparaître, les salariés et leur syndicat CGT défendent un projet de reprise de l’activité en SCOP qui permettrait de pérenniser 180 emplois.
Annoncé le 28 novembre dernier, ce PSE concerne le dernier site industriel de production de tabac de France ainsi que le seul centre de contrôle et d’analyse des produits du tabac dans l’Hexagone. Depuis, le syndicat CGT du site de Riom mobilise les salariés pour s’opposer à ce plan qui intervient deux ans à peine après celui qui a touché le site de Carquefou près de Nantes. Dans le bassin Riomois et sur le département du Puy-de-Dôme, la CGT au niveau interprofessionnel soutient les 239 salariés face à la quatrième puissance industrielle mondiale du tabac. Elle dénonce la course au profit qui seule peut expliquer la délocalisation en Pologne de l’activité de l’usine de Riom. « Sur l’année 2016, la SEITA, a vu sa rentabilité augmenter de 21 % et ses bénéfices doubler. L’activité est donc très rentable », s’indigne l’union départementale dans un tract.
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