165 : C’est le nombre de réformes du marché du travail que les gouvernements successifs ont engagées en France en quinze ans.
Les réformes du droit du travail ont été la marque de tous les gouvernements français depuis le début du siècle, avec pour principal argument de réduire le chômage.
Publié le 25 septembre 2017
Soit onze par an, selon le recensement effectué par Anne Fretel, maître de conférences à l’université de Lille 1 et membre des économistes atterrés. Un pan sur le bec des politiques accusant la France d’immobilisme.
« Depuis plus de 40 ans, la France s’est inscrite dans la déferlante des réformes structurelles en Europe », détaille Anne Fretel, lors des 50 ans de l’Association des journalistes de l’information sociale (Ajis). Flexibilisation du contrat de travail, baisse du coût du travail, réforme du service public de l’emploi, affaiblissement des droits des travailleurs… Ces réformes, d’inspiration néolibérale, n’ont aucunement inversé la courbe du chômage. En revanche, elles ont aggravé la pauvreté des travailleurs et ont fragilisé le financement de la protection sociale. À l’origine de cette lame de fond, le mythe du marché du travail autorégulé, capable de s’équilibrer et de résorber le chômage dès lors que les rémunérations, le coût du travail et les contrats de travail sont flexibles. Fabriquée par un microcosme d’experts, la doxa dominante laisse à croire qu’il n’y a pas d’alternative, et rend taboue toute autre solution telle que la réduction du temps de travail, selon Anne Fretel.
Dossier
Le mouvement des lycéens, l’autre lutte des classes
Le mouvement est né d’une protestation locale, le cri du cœur d’une équipe pédagogique et d’élèves du lycée Saint-Exupéry de Créteil, harassés par le manque de moyens et la pénurie de professeurs. Il s’est ensuite étendu à la Seine-Saint-Denis puis à tout le pays. Focus sur un mouvement qui bouscule le jeu politique et l’actualité.
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