« C’est Orange n°2 » : à l'Afpa, salariés en souffrance et chiffre d’affaires en baisse
L’Afpa n’est plus que l’ombre d’elle-même. Les effectifs de l’agence nationale pour la formation professionnelle des adultes sont en baisse constante : de 8 669 salariés en 2013, ils ne seront plus que 5 410 en 2026, tous types de contrats confondus. Les CDD ne sont pas toujours renouvelés, les départs en retraite sont non-remplacés. Conséquence : face à la charge de travail, le personnel restant est en souffrance. « Des formateurs peuvent se retrouver face à 32 stagiaires, c’est énorme ! À ce rythme, on ne fait plus de la qualité. Le taux d’absentéisme est très élevé [7 % en 2014 contre 8,44 % en 2024, selon une note de la CGT Afpa d’octobre 2025]. Nous avons une multiplication des accidents, des démissions et subissons une pression managériale… », énumère Laurent Dufaud, animateur socio-éducatif et délégué syndical CGT basé au Puy-en-Velay, en Auvergne-Rhône-Alpes. « Les collègues ne comprennent plus le sens de leur mission, ont peur de l’avenir, abonde David Ringeval, formateur en transport à Cantin, dans les Hauts-de-France et secrétaire régional CGT, au nom de la polyvalence, et à cause du manque d’effectifs, on va demander à un formateur maçon d’accompagner des décrocheurs scolaires. Ça n’a aucun sens ! »
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Le mouvement des lycéens, l’autre lutte des classes
Le mouvement est né d’une protestation locale, le cri du cœur d’une équipe pédagogique et d’élèves du lycée Saint-Exupéry de Créteil, harassés par le manque de moyens et la pénurie de professeurs. Il s’est ensuite étendu à la Seine-Saint-Denis puis à tout le pays. Focus sur un mouvement qui bouscule le jeu politique et l’actualité.
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