La CGT organise un nouveau bureau d'embauche à Paris
Sur la place de l'Hôtel de Ville de Paris, la CGT a ouvert jusqu'à samedi 21 mai un bureau d'embauche. Une démarche qui allie aide aux chômeurs et démonstration que combler les postes vacants est possible ! Reportage
Publié le 20 mai 2022
Sur la place de l’Hôtel de Ville de Paris, la CGT a ouvert jusqu’à samedi 21 mai un bureau d’embauche. Une démarche revendicative qui allie aide aux privés d’emploi et démonstration que combler les postes vacants est possible ! Reportage
Derrière une table pliante, Cécile, militante CGT et salariée du service propreté de la ville de Paris, aide à rédiger une lettre de motivation. Sous un barnum, un peu vacillant à cause du vent, quatre de ses camarades vérifient que les dossiers sont complets, les photocopient. Si le candidat va individuellement déposer sa candidature au service des ressources humaines (RH), un exemplaire est conservé. Ils seront tous remis collectivement à la DRH mardi 24 mai. Depuis lundi et jusqu’à samedi 17 heures, la CGT a installé un « bureau d’embauche » sur la place de l’ Hôtel de Ville de Paris. Une dizaine de militants des différents syndicats CGT de la ville de Paris et du comité national CGT des travailleurs privés d’emploi et précaires (CNTPEP) renseignent les curieux, accompagnent les candidats dans la réalisation de leur dossier de candidatures.
« Nous nous inscrivons aussi dans le combat contre la réforme de l’assurance chômage et le discours qui impute aux travailleurs précaires la responsabilité de cette précarité.
Le bureau d’embauche n’a pas seulement vocation de service, il s’inscrit dans une démarche de revendication. « A la Ville de Paris, plus de 2000 postes ne sont pas pourvus et la Ville ne cesse de répéter qu’elle manque de candidats. Nous lui démontrons que cet argument ne tient pas ! Pour permette aux agents de travailler dans des bonnes conditions et aux usagers de bénéficier d’un service public de qualité, il faut créer de nouveaux postes, nous leur trouvons les candidats ». Cette démarche politique a aussi une visée plus large. « Nous nous inscrivons aussi dans le combat contre la réforme de l’assurance chômage et le discours qui impute aux travailleurs précaires la responsabilité de cette précarité. Ici, nous mettons en évidence que si on propose des postes pérennes, les candidatures sont là », insiste Pierre Garnodier, secrétaire général du CNTPEP. Cette initiative parisienne n’est pas isolée. « L’organisation de bureaux d’embauche est une démarche confédérale et la fédération s’est impliquée pour que nos syndicats se l’approprient. Des bureaux d’embauche ont été organisés à Nantes, Lille… », explique Didier Potiron, en charge des question « emploi et précarité » à la fédération CGT des services publics « Nous n’avons pas vocation à nous substituer à Pole Emploi, mais nous menons un action revendicative. Il s’agit non seulement de combler les postes vacants qui existent dans les collectivités territoriales, mais de porter notre revendication de création de 10% de postes supplémentaires ».
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